Une pirogue transportant 177 migrants a été secourue dimanche 18 octobre 2026 au large de l’île d’El Hierro, dans l’archipel espagnol des Canaries. Selon les informations rapportées par la presse espagnole, l’embarcation avait quitté Mbour, au Sénégal, neuf jours auparavant.
Nouvel épisode de la migration irrégulière sur la route atlantique reliant les côtes ouest-africaines aux îles Canaries. Le dimanche 18 octobre 2026, les services espagnols de sauvetage en mer ont porté assistance à une pirogue transportant 177 personnes au large d’El Hierro, l’une des îles de l’archipel espagnol.
D’après les témoignages des passagers relayés par des médias espagnols, l’embarcation aurait quitté Mbour, sur la Petite-Côte sénégalaise, neuf jours avant son interception. Les occupants ont ainsi passé plusieurs jours en mer avant d’être secourus par les équipes du Salvamento Marítimo, le service espagnol chargé du sauvetage maritime.
Les 177 passagers ne seraient pas exclusivement de nationalité sénégalaise. Les informations disponibles font état de ressortissants du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Conakry. Le groupe comprenait notamment des femmes et des mineurs.
Après leur arrivée au port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro, les rescapés ont été pris en charge par les services d’urgence et les équipes de la Croix-Rouge. Selon les premiers éléments rapportés, aucun passager de cette embarcation n’aurait nécessité une évacuation vers un établissement hospitalier.
Ce sauvetage intervient dans un contexte marqué par la persistance des départs de migrants depuis les côtes ouest-africaines vers les Canaries. Cette route maritime, empruntée notamment depuis le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, demeure particulièrement périlleuse en raison de la durée des traversées, de l’état des embarcations et des conditions de navigation dans l’Atlantique.
Le drame migratoire a également été marqué par une autre opération de secours dans la même zone. Une première embarcation transportant 132 personnes avait été prise en charge, avec un bilan faisant état de deux décès et de plusieurs blessés, selon les informations publiées par la presse espagnole.
Ces nouveaux événements rappellent les risques auxquels s’exposent les candidats à l’émigration irrégulière, souvent contraints d’entreprendre des traversées de plusieurs jours dans des conditions précaires, au péril de leur vie.


