L’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (ASRED) se félicite de la décision des autorités judiciaires mettant fin à la pratique systématique des fouilles corporelles à nu dans les établissements pénitentiaires. Par la voix de son président, Ibrahima Sall, l’organisation y voit une avancée importante dans le respect de la dignité et des droits des personnes privées de liberté.
Pour l’ASRED, cette mesure marque une étape dans la modernisation de l’administration pénitentiaire. Si la sécurité demeure une exigence essentielle au sein des établissements carcéraux, elle ne devrait toutefois pas se faire au détriment de l’intimité, de l’honneur et de la dignité des détenus.
L’association estime que le recours à des dispositifs modernes de détection peut permettre de concilier les impératifs de sécurité avec le respect des droits fondamentaux. Selon elle, l’utilisation d’équipements technologiques adaptés contribuerait à mettre fin à des pratiques jugées humiliantes et attentatoires à la dignité des personnes détenues.
Tout en saluant l’initiative du ministère de la Justice et de l’Administration pénitentiaire, l’ASRED appelle toutefois les autorités à accompagner cette réforme par des moyens adéquats. Elle plaide notamment pour un renforcement des équipements matériels et technologiques dans les établissements pénitentiaires, ainsi que pour une formation continue des agents aux droits fondamentaux et à l’utilisation des nouveaux dispositifs.
Pour Ibrahima Sall et son organisation, la réussite de cette réforme dépendra ainsi de sa mise en œuvre effective sur le terrain. L’ASRED réaffirme, à ce propos, que »sécurité et dignité ne sont pas incompatibles : elles doivent avancer ensemble ».
L’association se dit enfin disposée à accompagner les initiatives visant à améliorer les conditions de détention et à poursuivre la modernisation du système carcéral sénégalais.
Adja Aminata FAYE (Correspondante)


