À quelques jours du démarrage des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) dakar 2026 et en pleine période de lancement de la saison touristique, les acteurs du Lac Rose annoncent une journée sans activité le samedi 31 octobre 2026. Face aux risques de perturbation économique et aux inquiétudes environnementales liées au projet Ville Verte de Casa Orascom, la DGPU, dirigée par Me Moussa Diop, est appelée à suspendre temporairement les travaux pour favoriser le dialogue.
La tension autour du projet immobilier Ville Verte de Casa Orascom, au Lac Rose, prend une nouvelle dimension. Dans un communiqué, les associations, collectifs et responsables du site annoncent une journée sans activité le samedi 31 octobre 2026, de 10 h à 14 h, afin de protester contre le projet et d’alerter sur ses conséquences environnementales et urbanistiques potentielles.
Selon les organisateurs, cette mobilisation entraînera l’arrêt des activités touristiques et de loisirs, notamment les promenades en pirogue, les balades en quad, à dos de dromadaire et à cheval. Une conférence consacrée aux enjeux environnementaux et urbanistiques du projet est également prévue.
Une journée à risque pour l’économie locale et les JOJ Dakar 2026
Au-delà de la contestation, cette initiative soulève des inquiétudes économiques. Le Lac Rose constitue un espace touristique majeur, où de nombreux acteurs tirent leurs revenus des excursions, de la restauration, du commerce, du transport et de l’exploitation du sel.
L’arrêt annoncé des activités intervient dans un contexte particulièrement sensible : le démarrage des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, prévu le même jour, et le début de la saison touristique. Si la mobilisation s’étend ou si les tensions persistent, elle pourrait perturber l’accueil des visiteurs, affecter l’image de la destination et fragiliser les revenus des professionnels du secteur.
Le Lac Rose pourrait en effet attirer des visiteurs nationaux et étrangers durant cette période. Une crise prolongée risquerait ainsi de compromettre certaines opportunités économiques, au moment où les acteurs touristiques espèrent bénéficier de l’affluence liée à cet événement sportif international.
La DGPU appelée à prendre une mesure urgente
Face à cette situation, la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU), dirigée par Me Moussa Diop, est directement interpellée. La suspension temporaire des travaux de Ville Verte apparaît comme une mesure susceptible de favoriser l’apaisement et d’éviter une aggravation du conflit.
Cette suspension permettrait d’ouvrir un cadre de concertation entre les promoteurs, les autorités compétentes, les associations, les professionnels du tourisme et les populations concernées. Elle offrirait également l’occasion de réexaminer les aspects environnementaux du projet, ses conséquences potentielles sur le site et les préoccupations exprimées par les communautés locales.



