Tivaouane Peulh–Niaga : la DGSCOS sensibilise sur l’occupation du sol, le député Youngare Dione s’enquiert des projets de Promoville
Dans la commune de Tivaouane Peulh–Niaga, la problématique de l’occupation du sol revient avec acuité au cœur des priorités. La Direction générale de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DGSCOS) a initié, mercredi 15 avril 2026, une séance de sensibilisation à l’endroit des populations afin de tirer la sonnette d’alarme face à la recrudescence de l’occupation anarchique des espaces publics. Une démarche préventive qui vise à encourager un meilleur respect des règles d’aménagement et à préserver les réserves foncières indispensables au développement harmonieux de la commune.
Cette sortie de terrain s’inscrit dans un contexte marqué par une pression foncière croissante dans cette zone en pleine expansion, où les installations irrégulières menacent l’équilibre urbanistique et compliquent la mise en œuvre des politiques publiques. Les agents de la DGSCOS ont ainsi insisté sur la nécessité pour les habitants de se conformer aux normes en vigueur, tout en rappelant les conséquences juridiques et sociales liées aux occupations illégales.
Dans le même temps, l’honorable député Youngare Dione a effectué une visite auprès des services de Promoville, avec pour objectif de s’enquérir de l’état d’avancement des projets structurants en cours dans la commune. Une démarche de suivi qui traduit l’engagement de l’élu à veiller à la concrétisation effective des investissements publics au bénéfice des populations locales.
Au cœur des échanges, un ambitieux programme de voirie a été mis en avant. D’un linéaire de 7,9 kilomètres, ce projet vise à désenclaver plusieurs zones stratégiques, notamment Namora, Socabeg Niaga, Lac Rose, Niaga Peulh, Keur Bourkhane, Niacoulrab et Diakhaye. Une infrastructure jugée essentielle pour fluidifier la mobilité, faciliter les activités économiques et améliorer l’accessibilité dans cette partie du département de Rufisque.
Soucieux de renforcer davantage le maillage routier, le député a plaidé pour le prolongement de certains axes jugés prioritaires. Il s’agit notamment de la liaison entre le rond-point Manoumbé et Namora, ainsi que du tronçon reliant Lac Rose à Banoba en passant par Deni Guedj. Des extensions qui, selon lui, permettront de mieux connecter les localités et de soutenir la dynamique de développement territorial.
Au-delà des infrastructures routières, les discussions ont également porté sur des préoccupations sociales majeures. Parmi celles-ci figurent le redémarrage du poste de santé de Banoba, la construction d’un centre de santé secondaire pour désengorger les structures existantes, ainsi qu’un programme de construction de salles de classe afin de répondre à la forte demande éducative dans la commune.
La question du poste de santé de Namora n’a pas été en reste. Un éventuel accompagnement en équipements a été évoqué, bien que la structure soit actuellement confrontée à un contentieux juridique dont le dossier est pendant devant les juridictions compétentes.
