Le ministre des Mines, Cheikhou Oumar Seck, a présenté la nouvelle vision du gouvernement pour le secteur minier, désormais considéré comme l’un des piliers du développement économique dans le cadre de la stratégie « Sénégal 2050 ». L’objectif est de renforcer la souveraineté nationale en privilégiant la transformation locale des ressources plutôt que leur simple exportation.
Parmi les principales mesures annoncées figurent le lancement prochain de deux projets aurifères, la pérennisation du projet Mako et la réservation de l’exploitation artisanale et de petite échelle aux seuls Sénégalais, avec un accompagnement financier et technique de l’État.
Le gouvernement entend également développer des projets industriels autour du fer de la Falémé, des phosphates de Matam et de l’or, notamment à travers la création d’une raffinerie nationale et d’un comptoir d’or. Une vaste campagne de cartographie géologique est aussi prévue afin de mieux valoriser le potentiel minier du pays.
Sur le plan de la gouvernance, une réforme du Code minier sera soumise au Parlement, tandis que les procédures administratives seront entièrement digitalisées. Le ministre a enfin réaffirmé l’engagement de l’État en faveur d’une exploitation minière respectueuse de l’environnement, avec un accent particulier sur la protection du fleuve Falémé et la réhabilitation des carrières abandonnées.


