Les producteurs d’oignon de Ngomène et des localités environnantes alertent sur les difficultés qu’ils rencontrent pour écouler leurs récoltes, stockées depuis plusieurs mois. Ils dénoncent l’ouverture du marché aux gros producteurs, qu’ils considèrent comme un frein à la commercialisation de leur production.
Selon Doudou Diop, président du conseil d’administration de la société coopérative des producteurs de Ngomène et environs, des stocks d’oignons sont conservés depuis les mois de mars, avril et mai, avec un risque important de détérioration à l’approche de l’hivernage. Il souligne également le manque d’infrastructures de stockage et appelle les autorités à mieux réguler le marché afin de permettre aux petits producteurs de vendre leurs récoltes. Il estime par ailleurs que le prix de 9 000 à 10 000 FCFA le sac reste justifié au regard des coûts de production.
De son côté, l’interprofession oignon rappelle que la consommation augmente fortement à l’approche du Grand Magal de Touba, pouvant dépasser 32 000 tonnes par mois. Son chargé de communication, Aly Ndiaye, explique que l’Agence de régulation des marchés (ARM) a autorisé la mise sur le marché des stocks des gros producteurs afin de garantir un approvisionnement suffisant et de limiter la hausse des prix pour les consommateurs durant cette période de forte demande.


