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Gorom 1 en détresse : une école centenaire en état d’alerte, entre vétusté, insécurité et manque d’infrastructures

C’est un véritable cri d’alarme que lance le nouveau directeur de l’école Gorom 1, située dans la commune de Bambilor. À peine installé, Mamadou Wade Diop décrit une situation qu’il juge « alarmante » dans cet établissement fondé en 1960 et qui, plus de soixante ans après, fait face à de graves difficultés structurelles.
Les salles de classe, d’abord, sont dans un état de vétusté avancée. Les fenêtres encastrées réduisent considérablement la luminosité, plongeant les salles dans une pénombre peu favorable à l’apprentissage. Avec des effectifs pouvant atteindre soixante élèves par classe, la situation devient encore plus critique, surtout en période de forte chaleur où les enfants « suffoquent », selon le directeur.
L’insécurité constitue un autre problème majeur. Les portes, très détériorées, ne garantissent plus la sécurité des élèves ni celle de leurs effets personnels, exposés à d’éventuels vols. Une situation jugée préoccupante dans un établissement qui accueille environ 500 apprenants.
Les infrastructures sanitaires sont également pointées du doigt. L’école ne dispose que de deux cabines de toilettes, anciennes et largement insuffisantes pour les besoins des élèves, posant un véritable problème d’hygiène et de dignité.
Les bâtiments eux-mêmes témoignent du poids des années. Certaines salles, vieilles de plus de cinquante ans, ont vu passer plusieurs générations, au point que des autorités locales y ont elles-mêmes effectué leur parcours scolaire. Aujourd’hui, elles nécessitent une reconstruction ou une réhabilitation en profondeur.
Sur le plan des aménagements, quelques initiatives ont été entamées dans la cour pour installer des bancs destinés aux récréations. Mais ces travaux restent inachevés et nécessitent des finitions solides pour assurer leur durabilité.
Au-delà des urgences visibles, le directeur plaide pour des investissements structurants. Il appelle à la construction d’une salle polyvalente pouvant servir de salle de réunion et d’espace informatique, afin d’accompagner les élèves dans l’apprentissage du numérique.
Il déplore également l’absence d’enseignes à l’entrée de l’école, rendant l’établissement invisible depuis la route principale et compliquant son identification.
Enfin, Mamadou Wade Diop insiste sur la nécessité d’installer une pompe manuelle, communément appelée « pompe jambaar », pour réduire les coûts liés à l’eau, développer un espace vert et mettre en place un jardin potager pédagogique, outil essentiel pour l’apprentissage pratique des élèves, notamment en sciences.
La rédaction de Echo 221

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