La situation foncière continue de susciter des inquiétudes dans plusieurs localités du département de Rufisque. À Bambilor, où un litige autour du dossier de la Bombe 1975R provoque une vive réaction des populations, le député Youngare Dione appelle les autorités à intervenir.
Dans une déclaration consacrée aux tensions foncières dans l’arrondissement de Sangalkam, le parlementaire interpelle directement l’État du Sénégal, notamment à travers le ministère des Finances, afin qu’une solution définitive soit trouvée aux différents dossiers.
« Le foncier est une question de dignité ! », a notamment déclaré Youngare Dione.
Le député évoque plusieurs situations qui, selon lui, nécessitent une intervention des pouvoirs publics. Il cite notamment la commune de Tivaouane Peulh-Niaga, où il dénonce les agissements de personnes qu’il présente comme de prétendus administrateurs de Namora.
« À la Cité Groupe Naby et à Médina Almadies 3, certains tentent de construire sur des emprises routières », affirme-t-il.
Youngare Dione alerte également sur la situation de certains espaces naturels. Il estime que « la forêt classée, vers la Cité Agnès, est également agressée au vu et au su de tous ». Il évoque par ailleurs le ravin situé à l’entrée de l’APIX, qui serait progressivement remblayé, avec, selon lui, des conséquences sur l’environnement et l’écoulement des eaux.
Le dossier de la Bombe 1975R au cœur des inquiétudes
À Bambilor, le parlementaire revient particulièrement sur le dossier de la Bombe 1975R, qui continue de susciter des interrogations au sein des populations.
« Chaque jour, des personnes se présentent avec des baux pour revendiquer d’importantes superficies, plongeant les populations dans l’inquiétude et l’incertitude », déclare Youngare Dione.
Face à cette situation, le député demande aux autorités de prendre des mesures pour clarifier les différents dossiers fonciers et renforcer la protection des populations et des espaces naturels.
« Nous demandons solennellement aux autorités de l’Exécutif de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces pratiques, protéger les terres et les espaces naturels, sécuriser les populations et rétablir la confiance », insiste-t-il.
Pour conclure, Youngare Dione résume sa position en une formule : « Le foncier n’est pas une marchandise comme les autres : c’est une question de dignité, de justice et de paix sociale. »
Birame Ndaw


