À Tivaouane Peulh-Niague, la campagne de circoncision gratuite initiée par Souleymane Dia, vice-coordonnateur communal du mouvement Maggi Pastef, se poursuit. Après une première journée ayant permis de circoncire plus de 150 enfants, une nouvelle opération s’est tenue ce dimanche 6 septembre 2026 au poste de santé de Tivaouane Peulh.
L’initiative sociale portée par Souleymane Dia vise à accompagner les familles en situation difficile et à leur permettre de faire circoncire leurs enfants gratuitement. Une démarche qu’il inscrit dans une logique de solidarité et de « don de soi pour la patrie », en référence à l’appel du leader de Pastef, Ousmane Sonko.
« Cette journée est née d’un constat fait lors de la précédente opération. Plusieurs enfants n’avaient pas pu être circoncis et certains pleuraient pour bénéficier de cette prise en charge. Nous avons donc décidé de leur offrir une nouvelle occasion », explique Souleymane Dia, délégué de quartier de Nimzatt Salihina et vice-coordonnateur communal de Maggi Pastef à Tivaouane Peulh-Niague.
Selon lui, une première vague d’enfants a été prise en charge ce dimanche et une autre est prévue lundi. En additionnant les enfants concernés lors de ces deux journées à ceux de la semaine précédente, le nombre total devrait atteindre 207 enfants circoncis.
Face à l’engouement suscité par cette campagne, la section communale de Maggi Pastef réfléchit désormais aux moyens de décentraliser l’opération dans les autres localités de la commune afin de permettre à davantage de familles d’en bénéficier.
Pour M. Dia, cette initiative répond à une réalité sociale difficile. De nombreux ménages éprouvent des difficultés à faire face aux dépenses quotidiennes, rendant certaines charges familiales, comme la circoncision des enfants, parfois difficiles à assumer.
Au-delà de cette action sociale, le vice-coordonnateur communal de Maggi Pastef estime que les difficultés économiques des populations sont liées, en partie, à une insuffisante exploitation des potentialités de la commune.
« La commune regorge de potentialités inexploitées. Le tourisme pourrait être beaucoup plus développé, notamment avec la plage dont nous disposons. Si ces ressources étaient mieux exploitées, les populations pourraient davantage en bénéficier », soutient-il.
Il déplore également le manque d’opportunités professionnelles pour les jeunes, estimant que la précarité de l’emploi peut contribuer à l’augmentation du banditisme dans la commune.
Pour lui, ces actions citoyennes constituent avant tout un moyen d’apporter un soutien concret aux familles.
« Elles soulagent beaucoup de parents. Je reçois parfois des messages vocaux et des appels téléphoniques pour témoigner de leur satisfaction. Un père de famille qui souhaite faire circoncire son enfant mais qui n’en a pas les moyens est forcément soulagé lorsqu’on lui offre cette possibilité. Notre objectif est de soulager les populations, parce que nous n’avons qu’elles. », a conclu M. Dia.
Birame Ndaw


