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Rufisque Nord : Seynabou Diop Ndoye remet officiellement 50 bons de formation aux jeunes

À Rufisque Nord, la formation professionnelle se présente comme un levier d’insertion et d’autonomisation de la jeunesse. Ce dimanche 30 août 2026, au Centre Rouge de Rufisque Nord, 50 jeunes ont reçu des bons de formation à l’initiative de Seynabou Diop Ndoye, présidente du Mouvement Espoir Rufisque (MER). Une cérémonie qui s’est déroulée en présence des bénéficiaires, de leurs parents, des responsables du mouvement et des partenaires de la formation.

Au-delà de la remise symbolique de 50 bons, l’initiative entend apporter une réponse concrète aux difficultés d’insertion professionnelle auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes. Les bénéficiaires auront accès à des formations dans plusieurs secteurs, notamment l’électricité, la plomberie, le froid et la climatisation, la menuiserie aluminium, la soudure métallique, la mécanique automobile, la restauration, l’informatique ou encore la conduite d’engins lourds.

Des métiers pratiques, choisis pour leur potentiel d’insertion et leur capacité à permettre aux jeunes de développer rapidement un savoir-faire professionnel.

Pour Seynabou Diop Ndoye, cette cérémonie ne doit surtout pas être réduite à une simple distribution de bons. « Derrière chaque bon de formation, il y a une opportunité. Une opportunité d’apprendre, une opportunité d’acquérir une compétence, une opportunité de préparer son avenir », a-t-elle déclaré devant les bénéficiaires et leurs familles.

« Donner aux jeunes les moyens de construire eux-mêmes leur avenir »

La présidente du Mouvement Espoir Rufisque défend une approche axée sur l’acquisition de compétences plutôt que sur l’aide ponctuelle. Pour elle, l’autonomisation passe d’abord par la capacité du jeune à disposer d’un métier et à pouvoir valoriser ses compétences.

« La meilleure aide que nous pouvons apporter à notre jeunesse, c’est de lui permettre d’acquérir des connaissances, des compétences et une qualification qui pourront lui servir toute sa vie », a-t-elle soutenu.

L’objectif affiché est ainsi de permettre aux bénéficiaires de mieux se positionner sur le marché du travail, mais aussi d’envisager l’entrepreneuriat et l’auto-emploi. Une formation professionnelle peut en effet ouvrir plusieurs perspectives : intégrer une entreprise, travailler à son propre compte ou développer progressivement une activité génératrice de revenus.

Une chance, mais aussi une responsabilité

Devant les jeunes bénéficiaires, Seynabou Diop Ndoye a également insisté sur la responsabilité qui accompagne cette opportunité. Le bon de formation constitue, selon elle, seulement le point de départ d’un parcours qui doit être marqué par l’assiduité, la discipline et l’engagement.

« Recevoir un bon de formation est seulement la première étape. À partir d’aujourd’hui, une responsabilité vous appartient : celle d’être assidus, d’être sérieux, de respecter vos formateurs et d’aller jusqu’au bout de la formation », a-t-elle rappelé.

Le message est clair : l’efficacité de l’initiative dépendra aussi de l’implication des bénéficiaires. Le véritable résultat attendu ne sera pas seulement le nombre de jeunes inscrits en formation, mais leur capacité, au terme du parcours, à transformer cette qualification en emploi, en activité ou en projet.

Une initiative appelée à s’élargir

Si 50 jeunes bénéficient de cette première opération, la présidente du MER assure que l’ambition est d’aller plus loin. « Notre ambition ne s’arrête pas à cette cérémonie. Nous voulons continuer à rechercher des partenariats, multiplier les possibilités de formation et créer davantage d’opportunités pour la jeunesse de Rufisque », a-t-elle annoncé.

Elle reconnaît toutefois l’ampleur des besoins et la nécessité d’une mobilisation collective. Institutions, structures de formation, associations, acteurs économiques et mouvements citoyens sont, selon elle, appelés à unir leurs efforts pour apporter des réponses durables aux difficultés rencontrées par la jeunesse.

« Un mouvement, à lui seul, ne peut pas régler tous les problèmes. Mais nous croyons à une méthode simple : identifier les besoins, mobiliser les compétences, rechercher les partenaires et agir chaque fois que cela est possible », a-t-elle expliqué.

La cérémonie a également été l’occasion pour Seynabou Diop Ndoye de remercier les différents acteurs ayant contribué à son organisation, notamment le directeur général du CDEPS de Rufisque, Monsieur Mbaye, directeur de l’institut de formation, ainsi que leurs équipes. Elle a également salué l’implication de Omar Ngalla Fall, qui a piloté l’organisation et la coordination de la journée.

De 50 bons à 50 parcours

Dans la salle du Centre Rouge de Rufisque Nord, les parents ont accompagné leurs enfants dans cette étape importante. Pour ces familles, l’enjeu dépasse la valeur matérielle du bon : il s’agit de voir les jeunes acquérir un métier et disposer de meilleures perspectives pour leur avenir.

Seynabou Diop Ndoye a enfin invité les bénéficiaires à considérer cette formation comme « un investissement dans leur propre avenir » et à penser déjà à la transmission.

« Faites en sorte qu’un jour, à votre tour, vous puissiez transmettre une opportunité à quelqu’un d’autre. Parce que le véritable développement commence lorsque chaque opportunité reçue devient demain une opportunité transmise », a-t-elle conclu.

Birame Ndaw

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