Au lendemain des vifs débats suscités par le projet de révision constitutionnelle, le président du Mouvement Mon Pays Mon Avenir (MPMA), Ibrahima Cissokho, également membre du Conseil national des leaders, de la Task Force Communication, du Pool des débatteurs ainsi que du cadre du Think Tank de la Coalition Diomaye Président, a rendu publique sa position.
Invité de l’émission Édition du Soir, diffusée le mercredi 30 juin 2026 sur Walf TV, le responsable politique a apporté son soutien à l’approche défendue par les autorités, tout en appelant l’ensemble de la classe politique à recentrer le débat sur les préoccupations quotidiennes des citoyens.
Réagissant aux discussions ayant entouré la réforme constitutionnelle, Ibrahima Cissokho affirme partager la démarche portée par le Gouvernement, notamment celle défendue par le ministre de la Justice. Selon lui, si l’Assemblée nationale demeure une institution pleinement légitime, elle ne peut se substituer à la volonté directement exprimée par le peuple lorsque des questions fondamentales touchant à l’organisation de la République sont en jeu.
« Je souscris à l’approche défendue par le Gouvernement, notamment celle exprimée par le ministre de la Justice. Si l’Assemblée nationale est une institution légitime représentant une partie de la souveraineté populaire, elle ne saurait, à elle seule, se substituer à l’expression directe du peuple lorsque des questions fondamentales touchant à l’organisation de notre République sont en jeu », a déclaré Ibrahima Cissokho.
Dans cette logique, Ibrahima Cissokho salue la décision du président de la République de privilégier une consultation populaire. À ses yeux, cette orientation traduit une volonté de placer le citoyen au cœur du processus décisionnel.
« Je salue la décision du Président de la République de privilégier une démarche qui redonne la parole au peuple. Cette posture traduit, à mes yeux, un profond respect des principes républicains et de la démocratie. Dans toute sa diversité, le peuple sénégalais demeure le seul détenteur de la souveraineté », a-t-il soutenu.
Au-delà du débat institutionnel, le dirigeant politique estime que les priorités nationales doivent désormais porter sur les défis économiques et sociaux auxquels les populations sont confrontées. Il invite les responsables politiques à concentrer leurs efforts sur les attentes concrètes des Sénégalais.
« Les Sénégalaises et les Sénégalais attendent des réponses concrètes face au coût de la vie, à l’emploi des jeunes, à l’éducation, à la santé, à la sécurité, au développement des territoires et à l’amélioration de leurs conditions d’existence », a-t-il rappelé.
Pour Ibrahima Cissokho, les débats politiques ne devraient pas détourner l’attention des véritables enjeux du développement. Il considère que les énergies nationales gagneraient à être mobilisées autour de la relance économique et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Il est temps que les énergies soient davantage consacrées à remettre le Sénégal sur la voie du progrès, plutôt qu’à alimenter des débats dont l’objectif semble parfois davantage lié à des considérations de pouvoir qu’à la recherche de solutions aux préoccupations quotidiennes de nos concitoyens », a-t-il déclaré.
En conclusion, le président du Mouvement Mon Pays Mon Avenir a lancé un appel à la responsabilité de l’ensemble des acteurs politiques, des institutions et des forces vives du pays.
« J’appelle l’ensemble des acteurs politiques, des institutions et des forces vives de la Nation à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’esprit patriotique afin de préserver la stabilité de notre pays. Le Sénégal demeure et restera un État de droit, fondé sur le respect des institutions, de la Constitution et de la volonté souveraine du peuple », a conclu M. Cissokho.


